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Prédications · Novembre

Face aux conflits

Prêché parPasteur Nathan Way-Way Résumé parManon Sannier

Prédication du Pasteur Nathan Way-Way

Face aux conflits

Chacun d’entre nous est un jour exposé aux conflits. Que ce soit à la maison, à l’école, au travail et même à l’église. Bien que nous soyons devenus spirituellement saints en tant qu’enfant de Dieu, notre condition humaine n’est pas parfaite.

Nous devons apprendre à gérer les conflits.

Illustrons une situation

:

Dans un cours de religion, deux élèves se chamaillent. L’une d’elles met une petite tape à la joue de l’autre. Cette autre fille se fâche et met littéralement une énorme gifle à la première.

Étonnamment, la fille qui a agi avec beaucoup d’agressivité est habituellement très sage en classe.

Que s’est-il passé ?

En discutant avec l’une et l’autre, il a été question de perception. La seconde a réagi d’une manière disproportionnée car elle a perçu la petite tape de la première comme étant une agression.

1Nous sommes différents

Nous sommes tous différents et avons des perceptions différentes. Nous pouvons être face à la même situation mais tous avoir des réactions opposées.

Exemples

:

Nous pouvons être face à une louange remplie d’onction. Certains y seront sensibles, mais d’autres trouveront cela ennuyeux.
Admettons qu’un petit enfant descendrait sur le devant de l’estrade lors de la prédication, nous aurions une catégorie de personnes qui trouverait cela mignon et dirait qu’il est animé par l’Esprit.

Tandis qu’une autre catégorie se demanderait où sont ses parents et pourquoi ne font-ils rien ?

Même scène → Perception différente → Réaction différentes

Même dans l’église, nous ne sommes pas pareils : Nous venons d’horizons et de cultures différentes. Dieu a déposé en chacun de nous des dons et des grâces particulières et différentes.

Nous devons être conscients de cette diversité, au risque d’avoir des idées préconçues sur la manière dont les choses doivent se passer. Cela risquerait de laisser place à la frustration.

2Les conflits ne disparaissent pas quand on les ignore.

Il y a une majorité de personne dans l’église qui n’aime pas les conflits, préfère donc rester calme et ne rien dire pour « éviter les problèmes »

Mais parfois les conflits sont nécessaires.

Un conflit n’est qu’initialement un désaccord :une manière différente de voir les choses.

Un désaccord doit pouvoir être mentionné et mis en lumière : des vérités doivent être dites.

Combien de fois avons-nous fermé les yeux et accepté des choses que nous ne devrions pas ?

Nous devons apprendre à mentionner un désaccord et ne plus toujours nous taire.

Un conflit ignoré = émotions négatives, frustration, sentiment d’injustice et colère décuplés.

Lorsque le conflit a été ignoré trop longtemps, nos émotions ont été refoulées. Lorsqu’il faut à présent parler, nous risquerions de tout mélanger : le message + nos émotions = explosion

Le message initial était pourtant très constructif. Il avait potentiellement le pouvoir d’améliorer une situation ou de faire grandir une relation. Mais l’impact a été neutralisé par l’accumulation d’émotions refoulées. = Un malentendu non réglé empire.

Lorsque nous passons du temps avec quelqu’un, nous devrions pouvoir lui dire librement les choses.

Que dit la Parole

?

Zacharie 8:16 « Voici ce que vous devez faire: que chacun dise la vérité à son prochain [...] »

Éphésiens 4:25-27 « C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres. Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable. »

Nous comprenons qu’il est important de dire la vérité à notre prochain, mais qu’il est aussi important de le faire de la bonne manière et au bon moment.

Nous côtoyons certainement des personnes qui ont des convictions différentes des nôtres. Mais ayons le courage de nous affirmer. Soyons fermes sur notre foi. Disons la vérité afin que ceux qui nous entourent sachent que nous sommes différents.

Combien d’amis passent beaucoup de temps ensemble mais n’osent pas se dire les choses par peur de se perdre ?

► Lorsque nous exposons une vérité, il y a deux réponses possibles:

soit la personne accepte (et la relation grandit)
soit elle ne veut pas (on comprend alors que cette relation n’est pas faite pour nous)

Dire une vérité ainsi importante telle que notre foi, nous permet d’établir des fondements solides dès le départ dans une relation.

L’amour c’est aussi savoir être vrai : Nous serions tous amenés à dire la vérité à ceux qu’on aime.

Que ce soit pour les protéger, pour les corriger ou simplement pour leur bien.

Prenons l’exemple de l’apôtre Paul et de l’apôtre Pierre.

Galates 2:11-14 « Mais lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis ouvertement opposé à lui, parce qu'il était condamnable. En effet, avant la venue de quelques personnes de l'entourage de

Jacques, il mangeait avec les non-Juifs, mais après leur arrivée, il s'est esquivé et s'est tenu à l'écart par crainte des circoncis. Les autres Juifs ont pratiqué avec lui ce double jeu, de telle sorte que même Barnabas a été entraîné dans leur hypocrisie. Quand j'ai vu qu'ils ne marchaient pas droit, puisqu'ils ne respectaient pas la vérité de l'Evangile, j'ai dit à Pierre devant tous: «Si toi, qui es juif, tu vis à la manière des non-Juifs et non à la manière des Juifs, pourquoi veux-tu

forcer les non-Juifs à se comporter comme des Juifs? »

► A l’instar des apôtres, nous devons apprendre à résister à des situations qui ne sont pas en accord avec les valeurs du royaume. De surcroît, si elles entraînent d’autres personnes à se détourner de la vérité.

Dans ce texte, nous sommes au début de l’Église. Les chrétiens sont premièrement des juifs avec tout un bagage culturel et coutumier et, entre autres, des restrictions alimentaires.

Par la suite, l’Évangile et la grâce s’entendent aux païens (les Grecs, les non-juifs) qui eux mangent de tout.

Pierre ayant compris l’Évangile et sachant très bien que ce n’est pas l’ingestion de nourriture ou non qui nous sauve, (ni les coutumes des juifs) il était en train de manger (de tout) avec les païens. Mais dès l’arrivée des juifs (des circoncis), il a pris peur et s’est esquivé par peur de leurs « jugements ».

L’apôtre Paul le réprime donc de faire double jeu et de prêcher un autre évangile par ses actions.

Quelle image reflètait-il ? Son action avait une incidence considérable sur le message central de l’Évangile : du salut par la foi et non par la loi. Cela avait entraîné d’autres à le suivre dans son hypocrisie. Le conflit était donc ici indispensable.

► Se taire sur certains sujets peut avoir de graves conséquences, surtout si cela vient déformer des vérités importantes. Il est parfois nécessaire de stopper la dérive avant qu’elle ne prenne de l’ampleur. → La communication désamorce des situations complexes.

Comment communiquer

?

Éphésiens 4:29 « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. »

Colossiens 4:6 « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. »

Une vérité se dit toujours avec amour.
3Voir les conflits comme des challenges pour notre croissance spirituelle

Plus nous grandissons spirituellement, plus l’opposition peut faire face et des situations de conflits peuvent se présenter. → Faisons preuve de maturité spirituelle pour les gérer.

Soyons capables de mettre notre ego de côté en comprenant qu’il ne s’agit pas de nous mais de

Dieu. → Laissons Jésus être pleinement manifesté en nous.

Jacques 1:2-5 « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à

Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée »

► L’épreuve de notre foi produit la patience. La patience, qui est l’une des caractéristiques du fruit de l’Esprit, que l’on retrouve dans Galates 5:22.

Dieu utilise certaines oppositions venant des ténèbres pour nous faire grandir en esprit : en patience, en maîtrise de nous-mêmes. → Dieu veut nous perfectionner.

Nous manquons de sagesse ? Demandons-la à Dieu en prière et il la donnera à tous sans reproche.

Dieu nous fera grâce, mais cette grâce se manifestera par des situations qui nous amèneront à faire preuve de patience et de maîtrise.

Ex : Au travail, les relations avec les collègues sont compliquées ? → Dieu veut nous voir grandir, comment comportons-nous avec ces personnes ?

Quelles sont les causes de conflits

?

Le manque de communication

: les malentendus, les fausses interprétations, les non-dits.

Nous avons besoin de parler :« J’ai ressenti ça…, As-tu voulu me dire ça ?, C’était ton intention ? »

Nous pensons souvent comprendre ce qu’il se passe dans le coeur de l’autre, mais bien souvent, nous nous trompons.

Les besoins non satisfaits

Nous avons tous des besoins différents. Ce qui peut être source d’incompréhension et donc de conflits.

La méfiance et la peur

La peur de perdre quelque chose, un statut, un pouvoir, un privilège, une relation…
La protection d’intérêt personnel : Dans l’église, ce ne sont jamais nos propres intérêts que nous devrions défendre mais ceux de Christ, de sa Parole et de l’Évangile. Cela au-dessus de tout !
Les blessures de l’enfance qui poussent à des comportements de protection (agressivités, fuites…)

Les injustices réelles ou perçues

Ex : Une élève qui était difficile l’année précédente (comportement, tricherie etc.)

Mais cette année, l’élève est brillante. Lors d’un rassemblement, après avoir terminé un examen, elle a été vue en train de regarder le corrigé. Cette élève a donc été punie.

Elle s’est mise à pleurer et a trouver cela injuste.

Finalement, elle n’avait pas triché : c’était une perception erronée. Il a fallu exposer les points de vue, s’excuser, montrer l’exemple. Il y avait eu confusion entre le passé et le présent.

Les intérêts et objectifs différents.

Valeurs, vision, croyances, inspirations différentes.

Lors de la mise en place d’un projet, les visions différentes peuvent être source de tensions et d’émotions mal gérées : colère, jalousie, frustration, rancune, blessure…

Les problèmes de personnalité, les caractères incompatibles, l’orgueil, les fragilités, les

rivalités…

Les gens aiment comparer les uns avec les autres. Mais il s’agit de notre responsabilité de garder notre coeur pour ne pas utiliser cette comparaison comme un moyen de se détruire ou de détruire l’œuvre de Dieu.

L’histoire du passé, les vieilles blessures, les anciens conflits non réglés…

La peur de l’abandon, la susceptibilité…

4Humilité = imiter Dieu

2 Corinthiens 5:18 « tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. »

Jésus veut que nous puissions être des personnes qui réconcilient le monde avec Dieu, mais aussi agent de réconciliation entre nous tous : Lui-même nous ayant réconcilié avec le Père.

Tant de conflits ont détruit des relations, des familles : Ayons le courage de faire des ponts. C’est- à-dire des pas vers les autres : apprendre à demander pardon et à pardonner.

Toutefois, protégeons-nous. Certaines personnes peuvent être toxiques et ne souhaitent pas se repentir = danger. Pardonnons, mais ne nous exposons plus à de la méchanceté volontaire.

► Être en paix avec les autres nous demandera parfois un effort : « S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. »Romains 12:18

Ne laissons plus notre ego prendre le dessus. Jésus est notre exemple parfait, qu’a-t-il fait

?

Philippiens 2:6-7 « existant en forme de Dieu, il n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes [...] »

Jésus est venu pour nous racheter du péché : Lui étant parfait, il aurait simplement pu dire « Ce n’est pas mon problème, c’est de la faute d’Adam »

Dans certaines situations, même si nous avons raison, apprenons à nous dépouiller de l’orgueil.

En effet, la simple volonté de vouloir prouver que nous avons raison est déjà de l’orgueil.

Jacques 4:1 « D'où viennent les luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres? »

Jésus nous a laissé un exemple incroyable. Lui qui avait raison, en position de force, au milieu de la gloire, s’est dépouillé lui-même pour nous sauver, nous qui avions tort et qui étions pécheurs.

Combien de fois aujourd’hui, il nous tend encore la main dans nos faiblesses ? N’est-ce pas lui qui fait à chaque fois le premier pas vers nous ?

Parfois, faire le premier pas dans une situation où nous avons été rejetés peut être humiliant et difficile, mais l’amour que l’on manifeste pour le nom de Jésus glorifiera toujours Dieu.

Sur cette image, un personnage voit un 6 et l’autre un 9. Est-ce que l’un ou l’autre a tort ? → Non. La différence vient de l’angle de vue.

Une perception, un point de vue différent : Tout n’est pas toujours noir ou blanc, raison ou tort.

► Comme Jésus, soyons capables de nous humilier afin de faire un pas vers l’autre et de tenter de comprendre la perspective adverse.

Nous comprendrions ainsi plus facilement que si l’autre personne voit un 6, ce n’est pas qu’elle veuille nous embêter, qu’elle ne nous aime pas ou encore qu’elle ne nous respecte pas. Mais c’est qu’elle voit réellement un 6 dans sa perception.

Sommes-nous prêts à nous mettre à la place de l’autre, à l’écouter ? Pour le comprendre ?

Comment s’y prendre pour gérer le conflit

?

Prier pour la situation

: Planifier des temps de prières afin que Dieu puisse : Orchestrer la rencontre et recevoir la sagesse divine pour nos échanges

Les techniques de communication sont très bien mais à elles seules, elles ne pourront jamais produire un résultat concluant. Nous avons besoin de l’aide du Saint-Esprit pour stabiliser une relation.

► Nous sommes tous différents et nous avons besoin de la guidance de l’Esprit pour recevoir la sagesse, la patience, la maîtrise et les bonnes paroles au bon moment.

Exemple

: Gestion de conflit entre deux personnes dans une église. Une est satisfaite du résultat mais la deuxième pas du tout = frustration. « Elle n’a pas vu tout ce que j’ai fait pour elle etc. », incompréhension.

Un entretien a donc été planifié et la situation remise entre les mains de Dieu en prière.

Le Saint-Esprit a orienté vers 3 étapes :

Silence et écoute : Quand bien même une personne peut dire des choses qui nous paraissent fausses, laissons parler. Il s’agit de sa perception des faits. Apprenons à nous taire.

S’excuser : Car sa perception l’a certainement blessé.

Présenter notre perception : uniquement si la personne est apaisée et est prête à l’entendre.

Discuter en présentant les faits selon notre point de vue sans nécessairement se justifier.

Résultat attendu

: Trouver un terrain d’entente et remettre cela à nouveau dans la prière.

Et nous, comment réagissons-nous lorsque nous sommes dans un conflit ?

Prenons cette ferme décision de ne plus fuir le conflit et de ne plus réagir selon nos émotions
Nous avons besoin de plus de sagesse ? De manifester davantage le fruit de l’Esprit ?

Le Seigneur est notre allié : Même si une situation nous paraît trop difficile à résoudre, Dieu est celui qui fraye un chemin là où il n’y en avait pas: Tout est possible pour celui qui se remet en lui.

En Jésus-Christ, nous sommes tous richement bénis ♥